J’aime bien la confusion autour du mot « campagne » comme dans campagne électorale. Entre vision bucolique de champs fleuris et massacre sur le même champ. En ce moment les armées se préparent et c’est là aussi bien confus. Laissons de côté les votes obscurs et les arcanes de procédure de chaque parti qui auraient sûrement découragé les plus adroits théologiens.
Le tableau est à ce jour dramatique. Les deux bords extrêmes de l’omelette politique ont un candidat ( on verra bien plus tard pour le programme). JL Melenchon et ses fidèles font rire en expliquant qu’il n’est pas du tout assuré d’être candidat..et JBardella a le plus important, une première Dame décorative à défaut d’être démocratique.
Pour le reste la pulsion suicidaire est en grande forme. Et, soyons modernes, à l’exception de Marine Tondelier, tous des hommes. La parité est bien une des perdantes du moment.
À gauche donc, 4 ou 5 prétendants séparés plus par des querelles d’ego que de substance vont tenter de s’imposer en nous demandant si nous sommes pour ou contre la social démocratie ou la demarchandisation. Est ce comme cela qu’on gagne des électeurs?
À droite au moins ils ne font même pas semblant, on nous demande juste – et comme d’habitude – de choisir un chef sûr de lui et son charisme. Voir la couverture du Point mettant en vedette G Attal qui « sait « comment présider la France.
Si ces concours de beauté ou de sophistiques continuent on va vraiment tout droit au second tour de cauchemar – entre jeune premier et ancêtre. Qui fera entendre raison à tous les autres?