Les mythes de l’ancien monde ont donné une belle place au super héros (attention, le super héros n’est pas un Dieu, c’est un mortel pas comme les autres) : Gilgamesh, les pharaons, le Roi David et à sa manière Ulysse qui défait tant de monstres (par sa ruse, cela dit). Puis l’Europe a délaissé le sujet et a préféré des personnages humains. Quoi de plus humain que Sherlock holmes, sa pipe et sa petite faiblesse pour la cocaine. Ce que nous avons de mieux est James Bond: quand il y a des créatures surpuissantes, dans la littérature européenne , il s’agit de créatures maléfiques, de Dorian Gray à Dracula ou MR Hyde.
Le type du Surhomme, qui combine superpouvoirs et bienveillance, a par contre envahi l’univers des Etats-Unis depuis superman. Films, livres et BD regorgent de personnages en uniforme sauvant le monde (et surtout les Etats-Unis ) de personnages repoussants, qui implicitement sont étrangers. il s sont de toute façon étrangers à la mentalité américaine. La encore, regardons deux prototypes : Superman, le gars élevé à la campagne, discret et modeste. Batman, l’héritier milliardaire féru de technologie (Elon, une relation ?), Spiderman, l’ado modeste que le destin touche et qui lui aussi rêve d’anonymat.
Donald Trump a repris les codes du Super Héros, ne serait ce que par son slogan de make america great again. Il n’a pas la discrétion, mais il a l’uniforme (la cravate, les cheveux, la casquette), il a les fidèles second couteaux, il est entouré de méchants de toute nature et il apporte le remède miracle : avec lui tout est résolu tout de suite. Il n’a pas de champ de force, mais il a mieux, les murailles des droits de douane.
Bref, consciemment ou inconsciemment, il exploite une mythologie très Etats-Unienne. Est ce pour cela que nous préférons des esprits plus européens comme Biden. En tout cas c’est surement une raison de son succès….Lisez les comics !