L’oracle présidentiel a parlé le 23 juillet. Qu’en reste il ?
Deux »progrès », d’une part la reconnaissance que le parti du Président a perdu. Et d’autre part, pas d’anathème lancé ouvertement à la France insoumise. Peut on se féliciter de ces petits pas ? Pas vraiment car ensuite on se retrouve affronté à des prises de position contradictoires à ces propos. Il ne s’agit pas ici des amabilités offertes au Rassemblement national et en même temps au Front républicain, il s’agit toujours du refus absolu de reconnaître la victoire -même relative – de la gauche. En témoigne comment le nom proposé par le NFP au poste de premier ministre a été balayé en une seule phrase. En témoigne aussi et surtout, malgré les propos sur le compromis, la préférence très clairement affichée pour une alliance entre « bloc centriste » et ce qui reste de la droite (dont les proposition « vont dans la bonne direction »). Ce qui peut se résumer à :
les perdants de l’élection (centre et droite) sont les favoris du Président.
Sur le fond, la seule option retenue est de continuer comme avant, avec juste moins de députés pour ce faire
Et donc il n’est en fait pas question d’une coalition avec les partis de gauche.
Quant à ‘appel au calme et au « repos » lancé par le Président, il est pour sa part bien paradoxal, car n’est ce pas lui qui a ouvert la période de confusion que nous connaissons depuis plus d’un mois, et qui la prolonge, sous prétexte de démocratie, en laissant le Parlement se débrouiller.
Bref, on se croirait dans un de ces vieux films noirs où le docteur maléfique drogue son patient pour mieux le faire interner en vue -bien sût – de le dépouiller de sa fortune. D’ici là nous aurons les Jeux.